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Pourquoi pour nous, dimanche, c’est Poisson

Si dimanche prochain, avant ou après le gigot chez les beaux-parents, nous irons voter pour Jean-Frédéric Poisson au premier tour de la « primaire de la droite et du centre », et vous recommandons d’en faire autant, quelles que soient les consignes de partis dont vous pourriez être proches et qui intiment de ne pas participer à ce scrutin, c’est pour plusieurs raisons.

1. Les primaires sont certes une trahison de l’esprit de la Ve République en ce qu’elles confient aux partis le soin de désigner les candidats à la présidence de la République, alors que le général De Gaulle ne leur avait concédé que le rôle de « concourir » à l’expression du suffrage (art. 4). Elles sont aussi une absurdité en ce qu’elles permettent aux électeurs du bord opposé de choisir le candidat qu’ils préfèrent affronter – ou qu’ils ont déjà choisi parce qu’il est le plus proche de leurs idées et qu’eux-mêmes n’en ont pas de meilleur !
Mais elles existent. Cette « primaire de la droite et du centre » se tiendra et les rapports de force politiques qui en sortiront s’imposeront à tous. Faudrait-il, dès lors, s’abstenir d’y participer et rester simple spectateur ? Il est tout de même difficile de se plaindre de l’absence de démocratie et de s’abstenir pour une fois que tout un chacun peut peser sur un choix.
2. Il n’existe qu’un seul « vote utile », c’est de voter pour ses idées. Surtout au premier tour. Au second tour, on élimine – et il faudra éliminer Juppé s’il est l’un des deux à sortir du chapeau –, mais au premier, on choisit. On accomplit un acte positif. On affirme son choix de société. On défend ses valeurs essentielles.
Comme le dit Jean-Frédéric Poisson, à destination de ceux qui trouvent toujours une bonne raison de ne pas aller voter ou de voter comme ils joueraient au billard (« Si Fillon est au second tour, il a une chance de battre Juppé », « Si c’est Sarko qui l’emporte, Marine Le Pen peut le battre », etc.) : « A force de ne pas soutenir les candidats qui pensent comme vous, vous les découragerez et vous n’aurez plus personne pour vous défendre. »
3. Jean-Frédéric Poisson est le seul de tous les candidats à la primaire, et même le seul au sein de tous les partis dits « de gouvernement », comme l’a relevé Guillaume de Thieulloy (1), à avoir dit « ce qui le rapproche du FN et ce qui l’en éloigne », estimant même qu’il fallait « en finir avec le cordon sanitaire autour du FN ».
Le président du Parti chrétien-démocrate est opposé à la peine de mort – position qui relève d’un choix personnel tout à fait respectable –, à sa vision de l’Europe et de l’euro – tout en développant lui-même une critique féroce de l’Union européenne –, à son penchant étatiste – nous aussi ! –, à sa conception de la laïcité – et nous, donc ! –, et, sur la préférence nationale qu’il avait d’abord écartée, il a clarifié sa position en des termes très clairs auprès du Salon beige (2). S’il s’oppose à son volet économique (« L’embauche d’un salarié ne relève pas de la responsabilité de l’Etat »), il soutient pleinement son volet social : « Il serait juste que l’Etat réserve les allocations sociales aux personnes ayant la nationalité française. » Et d’aller jusqu’à évoquer « des possibilités de vues communes, comme par exemple sur la nécessité de freiner drastiquement l’immigration légale et de stopper l’illégale ».
4. A la question que lui posait récemment TV Libertés (« Vous êtes con­scient d’être plus proche de Marion Maréchal-Le Pen que de Nathalie Kosciusko-Morizet ? », Jean-Frédéric Poisson a répondu : « Bien sûr, oui. Evidemment. » Il avait ajouté : « La question qui est posée dans votre remarque porte sur une éventuelle recomposition des droites ou de la droite. Chacun attend ça avec beaucoup d’impatience. »

De son côté, Marion Maréchal-Le Pen avait déjà reconnu avoir, elle aussi, « beaucoup d’accointances politiques » avec Poisson, qu’elle avait autorisé à dire que, si elle devait voter à la primaire, elle voterait en sa faveur. « J’aime bien Jean-Frédéric Poisson », avait-elle eu l’occasion de confirmer publiquement.
Finalement, il n’y a que Florian Philippot à seriner qu’il « ne partage rien » avec le président du PCD, et ça, c’est tout aussi rassurant !
Aux « primaires citoyennes » de 2011 – en réalité la primaire du PS –, où François Hollande l’avait emporté, Arnaud Montebourg avait recueilli 17,19 % des voix. Il est devenu ministre et, quatre ans plus tard, il pourrait devenir le candidat de la gauche pour la prochaine élection présidentielle. Manuel Valls, qui avait recueilli 5,63 % des voix, est devenu premier ministre. Même Jean-Michel Baylet, avec ses 0,64 %, a été nommé ministre.
Il ne s’agit pas de « faire la carrière » de Jean-Frédéric Poisson, mais de lui permettre de porter plus loin, plus haut, plus fort, en influant sur les décisions politiques, et donc sur la société française, un projet qui est, dans ses fondamentaux qu’il expose cette semaine dans nos colonnes, en rupture totale avec l’essentiel des actes accomplis par la droite au pouvoir.
Dimanche, nous voterons pour Jean-Frédéric Poisson. Et vous ?   
« Minute »

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/12-11-2016/pourquoi-je-voterai-poisson-au-premier-tour-de-la-primaire/

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/11/jean-frédéric-poisson-et-la-préférence-nationale.html

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