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Ces « mineurs » de Calais qui ne font pas leur âge…

Bernard Cazeneuve ayant envoyé des mineurs de la « Jungle de Calais » outre-Manche, nos amis britanniques ont découvert que ces pauvres petits enfants étaient bien charpentés pour leur âge présumé. A croire qu’on leur avait refilé les grands frères !

Faut-il remercier le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneu­ve après le départ de dizaines de jeunes migrants de Calais vers l’Angleterre, la semaine derniè­re ? C’est lui qui a proclamé le « devoir moral » du Royaume-Uni d’accueillir d’urgence les quelque 950 « réfugiés mineurs isolés » dénombrés par la France dans la « Jungle de Ca­lais ». Aujourd’hui, les Britanniques encaissent les coups. Ayant pu voir le vi­sage et l’allure des « enfants » sur leur sol, ils sont nombreux à se sentir leurrés. La presse populaire publie des analyses morphologiques qui attribuent à la plupart des nouveaux venus filmés à leur arrivée des âges respectables : 20 ou 24 ans, au moins.
Le mouvement se fait sous les encouragements des compagnons de route de l’invasion migratoire – France Terre d’Asile, Children of Calais, Citizens UK… Une partie de la presse britannique s’est empressée de jouer le jeu, saluant l’arrivée de dizaines d’« en­-­fants » sortis de l’enfer de la Jungle. En fait d’enfants, il ne s’agit que de garçons, vigoureux et musclés, à l’allure très peu juvénile : des barbus en puissance, dans tous les sens du terme.

Un test dentaire permettrait de savoir
La quinzaine d’Afghans accueillis le 17 octobre ont supporté sans broncher les qualificatifs humiliants qu’un ado français ou britannique aurait rejetés d’une voix immature mais décidée… Ils sont moins regardants, disposés le temps d’un voyage vers l’Eldorado à oublier leurs prérogatives de solides adultes. Quitte à supporter un comité d’accueil fait de jeunes femmes blondes, de banderoles avec des Smileys et d’enfants agitant des ballons multicolores…
Mais Internet a permis au citoyen or­­dinaire d’avoir accès à des photos malgré leur statut protégé de mineurs. Du « Telegraph » conservateur aux ta­bloïds, on s’est permis de mettre en dou­te l’âge de ces enfants surdimensionnés. Le dé­puté conservateur David Da­vies a ou­vertement dénoncé une su­percherie, alors que les autorités avouent n’avoir aucun moyen de con­naître avec certitude l’âge réel de ceux qu’ils font venir au motif de leur « vulnérabilité ». En rendant visite à la Jungle, Davies avait repéré des publicités pour un « coaching » en vue du voyage outre-Man­che, promettant aux candidats une formation efficace pour savoir quoi dire pour accélérer le processus. Amusant, non ?
Il y aurait bien un moyen : celui de fai­re subir des tests médicaux approfon­dis, avec examens dentaires ou radiogra­phie des os. Beaucoup trop « in­vasif », tempête le Home Office, qui n’a rien à envier aux autorités françaises en matière de complaisance à l’égard de ces jeunes Afghans, Syriens, Soudanais impatients de goûter à une vie plus douce, ou animés d’autres objectifs moins avouables.

Il faudrait les croire sur parole
Les agents chargés de filtrer les impétrants ont des ordres clairs : le bénéfice du doute doit s’exercer en faveur des mi­grants et seuls ceux qui ont « évidemment » un âge « significativement » supérieur à 18 ans doivent être refoulés sur un faisceau d’indices. Les mailles du filet sont larges, d’autant plus que le ministre responsable a fait remarquer que les af­fres de la guerre, cela vous vieillit les traits…
 C’est ce que note une élue UKIP au Parlement européen, Jane Collins : « Des travailleurs sociaux m’ont dit qu’il y a de nombreux cas de migrants évidemment adultes qui revendiquent un âge inférieur à 16 ans ; les équipes de travailleurs sociaux sont obligées de s’en tenir à ce que disent ces “enfants”, à moins que la preuve du contraire puisse être apportée, en leur offrant un accès illimité au système de sécurité sociale en vigueur ici au Royaume-Uni. Nombreux sont les migrants de Calais qui ont jeté leurs papiers parce que la loi internationale interdit alors de les renvoyer vers un autre pays s’ils sont techniquement “apatrides” ou si leur provenance ne peut être prouvée. »
Aux dernières nouvelles, lundi matin, alors que l’évacuation de la Jungle commençait, on apprenait que les centaines d’« enfants vulnérables » toujours présents sur le sol français allaient être regroupés dans un camp fait de conteneurs. Ni peluches, ni jouets, s’il vous plaît !   
Jeanne Smits

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