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Où Hollande ne fait pas l’union sacré

La pluie symbolise décidément le quinquennat de Hollande. Non pas celle, bienfaisante, qui irrigue le sol, mais la flotte froide et collante, semblable à celle qui tombait voilà cent ans sur les malheureux englués dans les tranchées de Verdun et qui était encore au rendez-vous de la commémoration officielle de la bataille, ce 29 mai.
Cela aurait dû être un moment d’union nationale. C’était trop demander à François Hollande. Au lendemain de l’annulation du concert du rappeur Black M à Verdun, il avait déjà conseillé au maire de la ville de le reprogrammer, en promettant que l’Etat mettrait les moyens pour le sécuriser. Ses policiers manquent d’ouvrage ces temps-ci… Et puis, une deuxième bataille de Verdun, cent ans après, ça ne se refuse pas. Hélas, l’édile verdunois n’a pas répondu à ses attentes. Restait à provoquer une polémique à l’occasion de la commémoration : le spectacle affligeant de 3 400 jeunes courant en désordre parmi les tombes de Douaumont sur le bruit des « tambours du Bronx », contrastant d’ailleurs avec l’air constipé du président, en a fourni l’occasion. Il a montré l’incapacité des organisateurs de l’événement de comprendre la signification de l’holocauste consenti à Verdun, comme l’a confirmé l’allocution du chef de l’Etat lui-même. Ce type, qui, voilà quelques mois, n’avait à la bouche que le mot de patrie, n’a pas jugé bon de préciser une seule fois que les jeunes Français tombés sur cette terre avaient donné leur vie pour la France. Le nom de notre pays est cité sept fois, presque toujours accolé à celui de l’Allemagne. Par comparaison, l’Europe est citée quinze fois et c’est sur une déclaration d’européisme que se conclut le discours adressé aux jeunes présents : « A Verdun, il y a cent ans, l’enjeu pour ceux qui combattaient était d’échapper à la mort et de la donner. Aujourd’hui, c’est la puissance victorieuse de la vie qui fait entendre sa voix. Cette voix, c’est la vôtre. Cette voix, elle est européenne. »
Non, monsieur Hollande ! A Verdun, l’enjeu pour les poilus se résumait au mot d’ordre : « Ils ne passeront pas ». L’enjeu, c’était l’indépendance nationale, la liberté de la France, cette liberté que vous avez bradée au bénéfice de Bruxelles et que vous allez achever de ruiner par le traité transatlantique au profit des Etats-Unis. On ne peut, certes, que déplorer la tuerie de la Grande Guerre ; mais au moment de rendre hommage aux soldats tombés à Verdun, la moindre des choses eût été de rappeler qu’ils sont morts pour que vive la France.
« On oubliera. Les voiles de deuil, comme des feuilles mortes, tomberont. L’image du soldat disparu s’effacera lentement dans le cœur consolé de ceux qu’ils aimaient tant. Et tous les morts mourront pour la deuxième fois », avait prévu jadis l’un de leurs camarades, Roland Dorgelès. En niant le sens de leur sacrifice, vous les avez rayés de la mémoire nationale.

 

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