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Entretien avec Philippe Meunier, député UMP du Rhône « Le mariage homo est un caprice de bobo »

Roms, insécurité, immigration, mariage homosexuel… Philippe Meunier, membre fondateur de la Droite populaire, se bat activement à l’Assemblée nationale contre la politique du gouvernement socialiste. Il vient également de prendre parti dans la course à la présidence de l’UMP.

Minute :  Vous avez récemment été apostrophé par l’ambassadeur de Roumanie en France. Pourquoi ?
Philippe Meunier : Parce qu’en tant qu’élu de la nation, je me suis permis de demander la renégociation des trai­tés européens, afin de permettre l’expulsion des ressortissants de l’UE po­sant des problèmes dans leur pays d’accueil. Au hasard, j’ai pris comme exem­ple les Roumains ! Mais j’aurais au­ssi bien pu dire les Bulgares… Le mi­nistère des Affaires étrangères roumain s’est alors permis de critiquer ma position et l’ambassadeur roumain a carrément tenté de me rappeler à l’or­dre en disant que je tenais des propos xénophobes et discriminatoires ! J’ai officiellement répondu qu’en tant que parlementaire français, je n’avais pas de leçon à recevoir d’une puissance étrangère.

Avez-vous été soutenu par le quai d’Orsay ?
Cela aurait dû être le cas, puisqu’il s’agit d’un incident diplomatique. Mais je n’ai évidemment pas été soutenu par Laurent Fabius ! Notez que je n’en attendais rien de ces socialistes eur­o-béats. Je défends mon drapeau tout seul.

Comment jugez-vous la politique du gouvernement entre, d’un côté, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui semble faire preuve de fermeté ; et de l’autre, Cécile Duflot (au Logement) ou Christiane Taubira (à la Justice), qui s’opposent à toute expulsion et favorisent l’installation des immigrés ?
Le gouvernement se comporte com­­me le parti de la préférence étran­­gère. Mais je m’inscris en faux contre votre comparaison. Manuel Valls n’est qu’un

leurre permettant au gouvernement socialiste de détricoter mé­thodiquement le travail accompli par Claude Guéant, notamment en abrogeant des circulaires restrictives sur le droit de séjour des Roms et des étudiants étrangers. Valls est complice d’un gouvernement qui a clairement choisi d’ouvrir le marché du travail aux Roms alors que nous venons de franchir le cap des 3 millions de chômeurs en France. Cette politique va attirer tous les immigrés souhaitant profiter de notre système social. Et les Français en subiront les conséquences aussi bien sur leur fiche d’impôts que dans leurs tracas quotidiens. Il faut s’attendre à des pics d’insécurité.

Justement, l’été a été marqué par une vague de violences urbaines…
Forcément : Mme Taubira annonce qu’elle va vider les prisons ! Si vous êtes un voyou, vous interprétez cela com­me un blanc-seing.
L’arrivée de la gauche au pouvoir s’accompagne toujours d’une hausse des crimes et délits – souvenez-vous des racailles qui, lors­que Lionel Jospin est devenu premier ministre, en 1993, criaient devant les caméras que, désormais, elles avaient « le droit de tout » !

La droite au pouvoir n’a pas fait chuter la criminalité : c’est sous Sarkozy que sont apparues les kalachnikovs en banlieue…
Pour ma part, j’ai toujours pensé que la droite n’en avait pas fait assez en matière de lutte contre l’insécurité. Même si la direction était bonne, nous n’allions pas assez loin. Le projet de Ni­colas Sarkozy pour 2012-2017 avait rectifié le tir, c’est la raison pour laquelle je l’ai soutenu. Il faut expulser les criminels étrangers, déchoir de la na­tionalité française les voyous bi-na­tionaux, punir sévèrement ceux qui ont la nationalité française.
Et s’il n’y a plus de place en prison, plutôt que de les vider, il faut en bâtir d’autres. La criminalité doit devenir une activité ex­trêmement risquée. C’est le seul moyen de ramener l’ordre.
Hélas, la gauche donne des signes évidents de laxisme aux brigands et la na­ture des crimes s’est déjà aggravée : en août, à Marseille, des voyous ont bra­qué un avion sur une piste d’aéroport – on se croirait dans les narco-Etats du tiers-monde !
On note aussi une multiplication des agressions con­tre les personnes incarnant l’autorité – un militaire se fait crever l’œil la se­maine dernière, des enseignants sont frappés et un po­licier, à Mulhouse, vient d’être attiré dans un guet-apens, tabassé et lais­sé dans une voiture que les ra­cail­les ont pris le temps d’incendier avant de s’en­fuir ! L’intention de tuer était manifeste. Les Français n’ont malheureusement pas fini de payer le prix d’une politique socialiste donnant des gages aux bandits plutôt qu’aux honnêtes gens.

Votre collègue Nathalie Kosciusko-Morizet – qui n’est pas de gauche – se dit favorable au mariage gay, « qui permet de donner sa légitimité à l’amour homosexuel ». Partagez-vous cette opinion ?
Vous imaginez bien que non ! Ce projet fait partie du long déclin de la ci­vilisation occidentale amorcé dans les années 1970. J’en appelle à tous les Français pour qu’ils se mobilisent con­tre ce projet, car nous avons un exem­ple à donner à nos descendants ! J’en appelle aussi à tous les maires et élus, car ils ne doivent pas oublier qu’un jour, ils risquent d’être obligés de consacrer de telles unions.

Derrière le mariage, il y a l’adoption…
Un enfant n’est pas une voiture ou une télévision. Il n’y a pas de « droit à » l’enfant. L’enfant est une personne, il a lui-même des droits, notamment celui d’avoir un père et une mère et je me bat­trai de toutes mes forces pour stop­per ce sinistre projet de loi.

Y aura-t-il débat à l’UMP ?
Mais il n’y a pas de débat à avoir ! Le mariage, c’est un homme, une fem­me, dans le but de constituer la cellule de base de la société et d’assurer la reproduction de la population. C’est un acte civil, le corps social n’a pas à re­connaître l’amour, sentiment tout à fait privé. Le mariage homosexuel ne présente pas d’atout pour la société. C’est un caprice de bobo égocentri­que – sachant qu’heureusement, nom­bre d’homosexuels responsables sont opposés à ce simulacre.

Dans la course à la présidence de l’UMP, qui soutenez-vous ?
J’ai choisi d’apporter mon soutien à Jean-François Copé. D’abord parce que, lors des législatives, il s’est prononcé contre le Front républicain en cas de candidat UMP absent au se­cond tour ; alors que François Fillon appelait à voter pour la gauche contre le Front national. Ensuite, parce que Co­pé a été clair sur les questions so­ciétales, notamment le mariage homosexuel. Enfin, parce qu’il faut activement préparer le retour d’une vraie droite au pouvoir. Car ne nous voilons pas la face : les misérables débats au­tour des sujets « sociétaux » seront bientôt balayés par les situations na­tionale et internationale qui se dégradent à vitesse grand V. Il faut se préparer à entrer en zone de tempête, puis à remplacer l’actuel capitaine de pédalo qui préside aux destinées de la Fran­ce. 

Propos recueillis par Patrick Cousteau

 

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  • Publié dans le numéro : 2581

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