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Où Quimper sauve les plantes vertes

Bonne nouvelle pour les Quimpérois, leur maire, Ludovic Jolivet, a décidé d’alléger leurs impôts en diminuant sensiblement (de 45 % en trois ans) la subvention octroyée par la ville au centre d’art comptant pour rien… ou presque, puisque la manne municipale s’élevait à 200 000 euros, auxquels s’ajoutent 45 000 euros de subvention départementale et 130 000 euros provenant de l’Etat. Le tout pour monter des expositions telles que « Musique pour plante verte », de Morgane Tschiember, une « structure autonome sur laquelle viennent dialoguer plusieurs éléments », comme l’indique le site internet du Centre : une « Symphony of the Birds », musique composée à partir de « sons d’oiseaux » enregistrés, est diffusée à des plantes vertes qui l’« écoutent tranquillement » (on n’en pas encore vu s’enfuir en prenant leurs feuilles à leur cou) et « s’adaptent à une nouvelle façon de vivre, à l’instar des individus de la société liquide décrite par le sociologue Zygmunt Bauman qui dénonce le flux des relations indécises exclusivement fondées sur l’acte de consommer ». Il fallait y penser.
La place manque pour citer in extenso toute l’explication de cette œuvre conceptuelle, dans laquelle il est question de chewing-gums et de brumisateurs « qui jonchent le sol ». Sachez toutefois qu’« entre construction et dépotoir », « cette installation constitue une sorte de condensé de notre société, entre zen et hardcore, bondage et musique classique, qui oublie souvent ses origines, et particulièrement celles du sol sur lequel nous marchons tous les jours. »
Il n’est pas sûr toutefois que les organisateurs de l’expo marchent exactement sur la même planète que les contribuables quimpérois, qui sauront sans doute gré à leur maire de mettre un frein à ces farces coûteuses. En revanche, Audrey Azoulay, ministre de la pseudo-culture officielle, s’est indignée de cette marque d’obscurantisme breton. Grâce à elle, l’Etat-Providence compensera-t-il la défection municipale ? Vu le niveau de l’endettement public, il faudrait être bien mes­quin, en effet, pour lui reprocher d’offrir un peu de musique aux plantes vertes. Les pauvres…

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